www.spectroscopyforart.com (dernière révision: 01/04/2008)

Fondazione Gottfried Matthaes
 

 La Datation et la Classification Spectroscopique du Bois
dans le Laboratoire du Musée d'Art et de Science

 

La situation actuelle pour la détermination scientifique
de l'âge du bois

La méthode la plus ancienne demeure celle que l'on utilise le plus, aujourd'hui encore, pour établir l’âge des objets anciens. Cette méthode se base sur la détérioration ou sur la modification du matériel dans le temps. Exemples :  La patine du bronze et du fer, les craquelures des tableaux, le ternissement des pigments, la détérioration du bois, etc.
Le manque d’instruments appropriés empêchait d’aboutir à une datation absolue.
Au milieu du siècle dernier, l'on assista à la naissance de deux méthodes scientifiques qui se révélèrent immédiatement très intéressantes pour l’étude de l'histoire de la terre et de l’humanité. Malheureusement, l'on dut toutefois constater et accepter qu’elles ne pouvaient être appliquées que de façon limitée pour la datation de particuliers objets anciens. Les avantages et les limites de ces méthodes ont donné naissance à une vaste littérature, en partie présente sur l’Internet.
Il y a une cinquantaine d’années, la découverte de la spectroscopie assistée par ordinateur simplifia et améliora l'analyse des matériaux. La composition de ces derniers, surtout des matériaux de nature organique, était représentée par le biais des pointes et des creux d'une courbe (spectre d’absorption). Cette méthode permit d'éliminer de complexes et très coûteuses analyses chimiques.
Les variations, comme celles qui sont dues au vieillissement, sont signalées dans cette courbe sous la forme des écarts bien mesurables et bien visibles des pointes de la courbe.Vers 1990, Gottfried Matthaes, physicien et directeur du musée milanais, dépassa le problème de l’impossibilité de dater le bois par l'analyse chimique. En effet, il découvrit des pointes d’absorption de molécules dont le déplacement le long de la courbe correspondait exactement à l'augmentation progressive de son âge indépendamment  de la température, de l'humidité, et de la provenance.


Description de la Méthode:
 


Instructions pour le prélèvement des échantillons:
 


Listes des divers types de bois
pouvant être datés:

 


Le Laboratoire scientifique
 


Fiabilité et critiques

 

 

La qualification
du laboratoire scientifique du musée et
de ses méthodes
pour l’attestation de l’authenticité


L'évaluation et l’emploi des méthodes scientifiques subissent l’influence des lois et des usages locaux.

Base de jugement : Situation en Italie (pays où se trouve le musée).

La plus haute institution pour la lutte contre les falsifications et les imitations est la Guardia di Finanza. Dans le dernier catalogue que cet organisme a fait paraître en juin 2007 pour l’attestation de l’authenticité dans le domaine de l’art, le laboratoire scientifique du Museo d’Arte e Scienza est présenté de façon exclusive et les méthodes qui y sont appliquées pour la datation des peintures, des meubles, des objets en ivoire et d’autres pièces y sont recommandées et amplement décrites sur six pages.

Procédures judiciaires. La valeur probatoire de la méthode de datation spectroscopique est déterminante dans le cadre des procès civils et pénaux visant à attester l’âge véritable d’objets d’art.Un nouveau projet de loi (26.10.2007) prévoit des peines de réclusion et pécuniaires pour la contrefaçon des signatures et d’autres caractéristiques.

Le marché de l’art: Le pourcentage d’objets non authentiques présents sur le marché est très élevé. Par voie de conséquence, des raisons économiques poussent certains opérateurs commerciaux à refuser les méthodes scientifiques. De plus, en cas de résultat négatif de l'analyse, l'on tend souvent à affirmer que ce n'est pas l’objet d’art qui est faux, mais le résultat scientifique, ou que la méthode est inconnue!!

L’amateur d’art et l’investisseur. L'on offrira des copies et des faux en prétendant qu'il s’agit de pièces authentiques aussi longtemps que l’acquéreur d’objets d’art ne suivra pas, au moment de l’achat d'un objet d’art, les mêmes habitudes que celles qu'il adopte lorsqu'il achète d’autres « produits » en basant son achat sur une garantie crédible de l’authenticité de l’objet. En une époque caractérisée par la technique et la science, il n'est plus raisonnable de se contenter de l’opinion personnelle des experts. Le marché de l’art deviendra fiable lorsque l’amateur d’art deviendra un connaisseur et que, comme le prévoit déjà la loi, il exigera un certificat valable.

 

 

 

MAINTENANT OPéRANTE!

La succursale du laboratoire scientifique milanais pour la reconnaissance
de l’authenticité d’objets d’art anciens de valeur
 


Le laboratoire annoncé en Allemagne pour la zone de l’Europe centrale, est
maintenant opérant pour le prélèvement des échantillons d’objets en bois à dater et pour l’émission de certificats.

Veuillez contacter Dr. Martin Matthaes
+49 (0) 17676305108 – mm@museoartescienza.com

La maison, appartenant depuis 45 ans à la Fondation Matthaes (Museo d’Arte e Scienza) est sise sur les rives du Lac de Constance, prés de Lindau.

 

Autres services pourront être demandés, comme toujours, directement au laboratoire du Musée de Milan à la suivante adresse:


Museo d’Arte e Scienza
Via Q. Sella 4 – 20121 Milano
Tel. 0039 02 72022488
Fax 0039 02 72023156
e-mail: info@museoartescienza.com

 
 

Pour plus d’information :

www.Museoartescienza.com     www.spectroscopyforart.com                      
www.DipintiAutenticita.com   www.ArteAfricanaAutenticita.com 
et autres sites

 


 

 

La valeur de l’expertise dans le domaine de l’art dans l’ère scientifique

Le jugement d’un grand expert ou d’une maison d’enchères célèbre a, parfois, le pouvoir magique d’augmenter la valeur commerciale d’un objet même de mille fois. Un beau meuble, un tableau ou un masque africain peuvent par conséquent coûter 1.000 ou 1.000.000 d’Euros. Ces appréciations déconcertantes sur le marché international sont en train d’augmenter.
Ceci serait plausible si l’expertise était fondée sur des données compréhensibles et vérifiables. Mais il n’est pas toujours ainsi.

€ 4.500  
Authentique

 

€ 5.000.000
Enchère du 18 juin 2006


Une quantité inimaginable de précieux trésors artistiques s’est accumulée au cours des siècles dans le monde entier chez les familles aisées et dans les musées. Leur valeur commerciale et historico-artistique est incalculable. Toutefois, on estime généralement que plus de la moitié des œuvres n’est pas authentique. Le jugement, à défaut de méthodes scientifiques, se fondait surtout sur l’opinion d’experts.
Une application critique de méthodes nouvelles et précises pour la détermination de l’authenticité sur ce patrimoine culturel, sans le consentement des curateurs,  n’est ni pensable, ni souhaitable.

Le marché de l’art ne peut plus d’ailleurs éviter que, dans l’ère de la croissance continue d’Internet et d’autres moyens d’information qui entrent partout dans les maisons des collectionneurs et des investisseurs, les affirmations non vraies, concernant les méthodes de vérification scientifique, soient clairement identifiées et jugées comme telles. Le marché de l’art, en discréditant la détermination scientifique, se nuit également à lui-même. Il s’ensuit que les acheteurs et les investisseurs sont toujours plus enclins à faire leurs achats chez les grandes et relativement fiables maisons d’enchères. La tendance est généralement la même dans chaque secteur et les petits commerçants doivent fermer. Mais c’est justement le domaine de l’art qui peut représenter une exception.

Les galeristes et les commerçants ont, en effet, déjà à présent, la possibilité de perfectionner leur expertise par des certificats scientifiques exacts, en offrant ainsi une garantie plus crédible pour des achats plus sûrs et équitables par rapport aussi aux grandes maisons d’enchères. Il s’agit de changer non seulement les garanties, mais aussi le point de vue et de regarder la détermination scientifique comme un instrument utile et avantageux et non pas comme un obstacle ou une menace.
Une méthode valide existe déjà, la Spectroscopie infrarouge, depuis des dizaines d’années la méthode analytique la plus utilisée, dans le monde entier, par toutes les entreprises chimiques et pharmaceutiques.

 

 


 

 

Le laboratoire du Musée
pour la datation et
classification spectroscopique
du bois

Unité d'analyse spectroscopique

 

 

contrôle d’acceptation des échantillons

test complémentaire de la surface

 

 

Instructions pour le prélèvement des échantillons à envoyer et prix, pag 12

 


 


Courte description des fondements naturels et scientifiques
de la datation spectroscopique du
bois
 

 L’essentiel en bref

La Spectroscopie infrarouge n’est pas une méthode nouvelle et, non plus, une nouvelle découverte. Nouvelle est seulement son application pour la vérification de l’âge et de l’authenticité d’objets d’art. Elle est utilisée depuis des dizaines d’années, dans le monde entier, par toutes les entreprises chimiques et pharmaceutiques avec des milliers d’instruments, avec le même programme et le même équipement dont se serve le laboratoire du Museo d’Arte e Scienza à Milan. Grâce à sa haute fiabilité, sa précision et facilité à d’emploi cette méthode est devenue la numéro 1 dans tous les secteurs où son application est possible.

La datation spectroscopique se fonde sur deux principes très connus :

·        Tous les matériaux présents sur la Terre, y compris ceux qui sont usés pour la création d’objets d’art, sont composés par molécules spécifiques.

·        Certaines molécules particulières changent avec le temps.

Le spectre IR du bois montre ses molécules ou ses groupes de molécules avec des pics et des creux (figures 1 et 2). Les signes du vieillissement provoqué par l’évaporation, l’oxydation et d’autres facteurs d’altération créent une baisse des pics d’absorption et, de manière mineure, leur déplacement (figure 3).
Cette méthode de datation offre donc deux possibilités d’évaluation du spectre, dont chacune donne, déjà individuellement, de bons résultats.

1 – L’évaluation graphique de la courbe (Spectrographie)
La mesure spectrographique de l’angle (α) qui s’était formé entre les différentes hauteurs des pics, permettait dès le début de la recherche de préciser l’âge à +/- 20%, et ce résultat fut donc communiqué en 1995 environ à certains musés et instituts européens.

 

 

 

Figure 2

 

Figure1

 

 

 

2 – L’évaluation du déplacement des fréquences (Spectroscopie)
La découverte de déplacements des fréquences d’absorption dans l’analyse spectroscopique en a augmenté, au cours des années, la précision dans une mesure inattendue et inexplicablement élevée déjà pendant les premières années.

(Figure 3) - Le graphique représenté n’est qu’un exemple d’autres nombreuses caractéristiques du spectre.


Nous pourrions faire remonter cette précision, tout comme l’indépendance de facteurs climatiques, à des programmes biologiques à l’intérieur du noyau cellulaire de l’arbre. L’incroyable exactitude de ces types de programmes biologiques est connue et est compréhensible également pour la phase de croissance du bois. Une réponse au pourquoi le vieillissement du bois aussi probablement est programmé, ne peut être donnée que par les développements de la recherche sur la cellule.
 

La cellule végétale, contrairement à la cellule animale, est bien protégée par une paroi de cellulose. La cellulose est extrêmement résistante à l’eau, c’est pourquoi nous trouvons encore des cellules de bois et du matériel datable dans des parties archéologiques de navires romains.
 

  Figure 4

(Recherche en collaboration avec un musée archéologique allemand, 1995.)



Le traitement de tableaux pour la référence des données du spectre à l’âge du bois:
L’attribution d’un spectre à une typologie de bois spécifique et à un âge spécifique a nécessité d’une grande quantité d’objets en bois à la datation sûre. Cette recherche, qui a pris de nombreuses années de travail avec l’emploi de personnel qualifié, n’a été possible que grâce à une collaboration forte et amiable avec des musées internationaux commencée environ en 1993. Le rapport de collaboration avec certains musées d’art s’est achevé en 1995, parce que les curateurs craignaient que des effets négatifs auraient pu affecter leurs collections. La Fondation G. Matthaes, propriétaire du musée, est une organisation non lucrative, similaire à la Fondation P. Getty. La collaboration avec les musées techniques a continué positivement.

 


L’application de l’analyse spectroscopique pour la datation de matériaux organiques est brevetée.
(Brevet It. Nr. 01266808 - G. Matthaes, 1993)


 

 

NOUVEAU !

Une bonne nouvelle pour ceux qui aiment l’art ancien:
l’ivoire est datable!

Objet en ivoire, Afrique

Temple de Buddha, Chine

La catégorie de l’ivoire ne comprend seulement pas les défenses des éléphants, mais aussi les cornes d’autres animaux et certains types d’os. Tous les ivoires se distinguent par leur dureté et résistance, caractéristiques dues à leur composition chimique. L’élément prédominant est représenté par des matières inorganiques, dont l’âge n’est pas déterminable. Mais nous trouvons aussi des substances organiques qui subissent des altérations avec le temps selon des lois biologiques.

L’analyse avec la spectroscopie aux infrarouges met en évidence les molécules présentes dans la matière, en permettant de distinguer de manière claire les substances inorganiques de celles organiques de l’ivoire. Pour ces dernières il est donc possible d’appliquer les méthodes analytiques pour la datation en visant des molécules sélectionnées et mesurables.

La courbe spectroscopique permet d’identifier clairement les différents types d’ivoire, ainsi que d’élaborer des calculs spécifiques pour la datation de chacun de ceux-ci.  (Figure 1 - 2)  
 

Figure 1

Figure 2


Important ! Les molécules qui constituent les cellules de l’ivoire ne possèdent pas de parois protectrices comme celles du bois. Les échantillons d’ivoire qui sont utilisés pour la datation doivent être soumis à un savant processus de stabilisation dès leur prélèvement.

L’application de l’analyse spectroscopique pour la datation de matériaux organiques est brevetée.
(Brevet It. Nr. 01266808 - G. Matthaes, 1993)

Instructions pour le prélèvement d'un échantillon d’ivoire à dater

A)               L’objet en ivoire est délivré au laboratoire du Musée à Milan. Il est ainsi possible de prendre l’échantillon avec un dommage minimum et invisible.
B)
               L’échantillon est pris par le propriétaire de l’objet. Pour la datation il est nécessaire un fragment de 10 mm3 de volume (mm 3x3x1) qui peut être prélevé à l’aide d’un couteau bien tranchant ou d’une petite scie en travers.

Ce petit fragment doit être recueilli dans un morceau de papier et envoyé par la poste au laboratoire du musée. Prix pour une mesure : EUR 95, USD 125.
 

Fiabilité et précision de la méthode spectroscopique

La méthode spectroscopique est reconnue par les organismes scientifiques, les associations de restaurateurs et par un nombre de plus en plus important de musées de renommée internationale. Au cours de ses 15 ans d’activité, le laboratoire a effectué plus de 20 000 analyses de datation pour des approfondissements de recherche ou pour le compte de tiers. Chaque mesure a confirmé la validité de la méthode ou donné une indication permettant de la perfectionner.

Les recherches d'une nouvelle méthode furent entreprises en 1980, parce que, en raison de leurs limites intrinsèques, les méthodes préexistantes, celle du 14C et la dendrochronologie, ne garantissaient pas de résultats certains pour dater de façon scientifique les quelque mille objets en bois anciens que possédait le Musée d’Art et de Science actuel. Une grande partie des personnes qui s'intéressait des objets anciens se trouvait dans la même situation.
Toutefois, le 14C et la dendrochronologie demeurent des méthodes irremplaçables pour dater des objets très anciens et pour l'histoire de l’humanité.
 

 
Les essais pour la validité de la nouvelle méthode 

Après trois ans de recherches initiales (1991-1994) et d’élaboration de tableaux permettant de calculer l’âge en fonction des fréquences spectroscopiques, notre laboratoire s'est adressé, en 1994-1995, à d’importants musées du monde entier pour leur demander de collaborer au contrôle de la méthode et des données élaborées. Cette prière fut accueillie favorablement. L'on pria donc six de ces musées de nous fournir deux types d’échantillons de bois : (A) Bois d’objets datés de façon certaine afin de contrôler les tableaux de datation. (B) Échantillons inconnus, sans indication de l’âge, dont la datation spectroscopique permit d’évaluer la validité et la précision de la méthode. Les résultats de ces comparaisons prouvèrent la haute précision et la fiabilité de la datation spectroscopique.


À titre d’exemple, voici les données relatives à la collaboration engagée avec deux musées particulièrement prestigieux. Ces données peuvent être vérifiées auprès de ces musées et au laboratoire du musée milanais:
 

I - Deutsches Museum, Munich.
L'on accomplit 41 mesures, du mois d’août 1994 au mois de mars 1995, jusqu'à l’achèvement des mesures de tous les objets du musée dont l'on demandait le contrôle de l’âge.

OBJET

ÂGE ESTIMÉ ET INDIQUÉ PAR LE DEUTSCHES MUSEUM

DATATION ET RECONNAISSANCE SPECTROSCOPIQUE DU BOIS

Aufrechter Flügel

1750/70

1750 +/- 20

Conifère

Orgelpositiv

Après 1750

1730 +/- 20

Conifère

Aufrechter Flügel

1750/70

1775 +/- 20

Conifère

Amboss

?

1970 +/- 20

Chêne

Bohrmaschine

?

1900 +/- 20

Érable

Thalkircher Orgel

1630

1630 +/- 20

Chêne

Cembalo von Patavini

1561

1514 +/- 20

Conifère

Bläser (Skulptur)

15e siècle

1550 +/- 20

Chêne ((plus jeune d'une centaine d’années)

Kastenmühle

1702

1700 +/- 50

Érable

Drechselbank

1886

1880 +/- 20

Érable

Drechselbank

1741

1730 +/- 20

Chêne

 


II – J. Paul Getty Museum, Los Angeles.

Le haut niveau du laboratoire de ce musée est connu dans le monde entier. Huit échantillons de bois nous ont été remis, sans indication de la date. Toutes les datations obtenues, et d’autres encore, ont coïncidé parfaitement avec celles qui étaient certifiées par le musée américain qui a recommandé la méthode à l’AIC (American Institute for Conservation).

OBJET

 ÂGE ESTIMÉ ET INDIQUÉ PAR LE GETTY MUSEUM

 DATATION ET RECONNAISSANCE SPECTROSCOPIQUE DU BOIS

Leleu table – sample A

1760

1740 +/- 15 Chêne

Leleu table – sample B

1760

1750 +/- 15 Chêne

Joubert Comode – sample B

1769

1750 +/- 12  Chêne

Benneman cabinet – sample B

1788

1765 +/- 15 Chêne

Marquetry donkey – sample A

1983

Après 1950-  le bois ayant moins de 40 ans d’âge
n’est pas datable avec précision

Marquetry donkey – sample B

1983

 

Instituts scientifiques publics et privés qui exécutent des datations avec les méthodes Radiocarbone et Dendrochronologie.

Bien que la nouvelle méthode, plus simple et moins chère, puisse être vue comme de la concurrence par ceux qui appliquent les méthodes susmentionnées, pendant les 15 années d’existence de la datation spectroscopique, aucune preuve scientifique contestant sa précision et sa fiabilité n’a jamais été publiée. La seule exception est l’article paru dans le magazine Restauro en 1998, cité maintes fois par le marché de l’art, mais tout de suite réfuté.
Le manque d’arguments contraires, surtout en cas d’intérêts opposés, représente une preuve de la crédibilité de la méthode spectroscopique.

 

Exemple d’applicabilité de la datation spectroscopique


peintures, châssis
 et cadres 


icônes


poutres


instruments de musique


meubles


statues


horloges


armes


art africain


art oriental

e beaucoup d'autres possibilités


 

Listes des divers types de bois
pouvant être datés avec la spectroscopie IR

BOIS POUVANT ÊTRE DATÉS DE FAÇON TRÈS PRÉCISE
(Jusqu'à 400 ans d'âge, la marge d'erreur est inférieure à 10%)

Conifères: sapin, pin, pin cembro et la plupart des autres conifères
Latifoliés: tilleul, peuplier, hêtre, érable et nombreux autres bois de latifoliés similaires
Bois orientaux: Environ 70% des bois généralement utilisés pour les sculptures chinoises ; environ 85% des bois généralement utilisés pour les sculptures de Bouddha de l’Asie du Sud-Est.
Bois africains: Environ 85% des bois utilisés pour les sculptures et les masques sub-sahariens

BOIS POUVANT ÊTRE DATÉS DE FAÇON PRÉCISE
(jusqu'à 400 ans d'âge, la marge d'erreur est comprise entre 10 et 20%)

Conifères: mélèze
Latifoliés: merisier, noyer (*), rouvre (Querqus petrae), chêne pédonculé (Quercus robur) et autres types de chêne qui poussent localement
(*) pour ce type de bois 3 échantillons, possiblement prélevés dans les zones les plus claires du bois, sont nécessaires
Bois orientaux: certaines essences communément utilisées pour les sculptures de Bouddha
Bois africain: certaines essences utilisées pour les sculptures et les masques africains

BOIS POUVANT ÊTRE DATÉS AVEC MOINS DE PRÉCISION

Conifères: cèdre
Latifoliés: poirier, saule
Bois indonésien: certains essences utilisées pour les sculptures et les masques de l'Océanie
BOIS ACTUELLEMENT DIFFICILES OU IMPOSSIBLES À DATER
Bois de châtaignier, ébène, acajou, palissandre, buis, certains bois indonésiens et d’autres bois pour lesquels l'on manque encore de points de référence certains (pour quelques-uns de ces bois, qui sont souvent utilisés pour le placage, la datation est possible par le biais du bois situé au-dessous).

Domaine d’applicabilité de la datation du bois
Une comparaison avec la méthode du radiocarbone 14C:

Age présumé Précision des méthodes
Années Spectroscopie IR 14C (radiocarbone)

0 - 50
50 - 350
350 - 800
800 - 1000
>1000

Bonne
Bonne pour bois connus
Bonne pour bois connus
Bonne avec meilleure tolérance
Uniquement indicative jusqu'à présent

Significative, mais non certaine*
Inapplicable avec certitude
Bonne avec les limitations connues
Bonne
Bonne 

* La bombe atomique a augmenté de manière significative la formation de l'isotope 14C

 

Instructions pour le prélèvement
d'un échantillon de bois à dater
 

Pour exécuter la datation, il est nécessaire d'effectuer un prélèvement de quelques milligrammes de farine de  bois: 15 - 20 mg, prélevés à l'aide d'une pointe fine en forme de fraise avec un diamètre de 2.5 mm or moins (voir dessin) et qui fait un petit trou de la taille de celui produit par le ver rongeur.
La poussière de bois doit être recueillie dans un morceau de papier blanc puis bien replié et fermé pour pouvoir l'envoyer directement par la poste au laboratoire du musée. Nous conseillons d'effectuer toujours deux prélèvements pour chaque morceau de bois à dater ; dans le cas de meubles ou objets constitués de plusieurs parties ligneuses, choisir au moins deux parties différentes.

Notes supplémentaires sur l'exécution des prélèvements:

 

Prix:

Datation de 1 échantillons (uniquement pour bois tropicaux et équatoriaux): 75 Euros
Datation de 2 échantillons du même objet: 1
00 Euros
Datation de meubles
(2 échantillons prélevés en deux parties de l'
objet, total 4 échantillons): 150 Euros

Les résultats des analyses sont communiqués par télécopie ou e-mail.

Pour l’émission de certificats plastifiés avec la photo de l’objet il est nécessaire que l’échantillon soit prélevé chez le laboratoire du Musée ou bien par une personne autorisée. Coût supplémentaire: EUR 50,00

"Museo d'Arte e Scienza"  Via Q. Sella 4 - I, 20121 Milan - e-mail: info@museoartescienza.com
Tel : +39-02-72022488 - Fax: +39-02-72023156 

 

 

Le laboratoire scientifique du Museo d'Arte e Scienza au service de l’art

FONDATION G. MATTHAES - AU SERVICE DE L'ART
via Q. Sella,4 -20121 Milano-  Piazza Castello
Horaires: Du lundi au vendredi 10 - 18 h       

Entrée
: Plein tarif  8 € - Tarif réduit 4 €
Visites guidées
: (10 personnes minimum)  10 €

Informations
: Tél.: +390272022488 - Télécopie : +390272023156 
e-mail:
info@museoartescienza.com

 

Le but du laboratoire du Musée est de perfectionner les méthodes scientifiques qui existent déjà et d’élaborer des nouvelles méthodes pour le contrôle de l’authenticité d’objets d’art. Les instruments et le savoir-faire du laboratoire sont à la disposition des collectionneurs, experts, restaurateurs, galeries et musées.  (Le personnel du laboratoire, qui parle les principales langues européennes, est disponible pour toutes les explications).
Le laboratoire du Musée didactique d’Art et de Science est à but non lucratif et il est indépendant à tous les points de vue.
 

Les analyses effectuées par le laboratoire :

Datation et caractérisation
spectroscopique du
bois

Contrôles microscopiques de peintures, pièces en bronze anciennes, objets en céramique archéologiques, etc.

Analyse des couches profondes avec la Réflectographie à l’Infrarouge

 Analyse de la dureté et du séchage de la couche de peinture

Analyses avec la Lumière de Wood, les UV et les IR


AUTRES ANALYSES EFFECTUÉES DANS LE LABORATOIRE :
Analyses chimico-spectroscopiques des pigments, colles,  incrustations, patines, produits de corrosion. Essais scientifiques, pratiques et instrumentaux pour le contrôle de : ivoire, ambre, objets en verre archéologiques, pigments,  métaux, pierres, art bouddhiste et africain, tapis, tapisseries, estampes, livres, horloges, pièces en porcelaine.

 


 

Les fondateurs et le staff permanent
du Museo d’Arte e Scienza

   
 
   
 

Gottfried Matthaes
Fondateur et Président

Giovanna Cozzi Matthaes
Cofondateur

 
 
     

Dott. Chim. Peter Matthaes
licencié en Chimie
Directeur du Laboratoire et C.T.O

Patrizia Matthaes
Administration
Silvia Mayer
Language and Communication
Dott. Avv. Martin Matthaes
Avocat - Droit International
 
 
Chiara Civardi
Premier aide de laboratoire
Roberta Delmoro
Historien d'art (Freelance)
Marta Cugnasca
Informatique
Sonia  Checchini
Conservation
       

 


 

Bibliographie dans les revues scientifiques
(sélection)

- WAG Postprints AIC (American Institute for Conservation), Miami 9 juin 2002, 4 pages

- Scientific American (Ed. italienne « Le Scienze ») juillet 1998, 7 pages

- Scientific American  (Ed. française « Pour la Science ») juillet 1999, 6 pages

- Newton (Italie), juin 2000, 7 pages

-  Weltkunst (Allemagne) 1996, 5 articles

-  Restauro e Antiquariato (Istituto Geografico De Agostini) 1995, 20 fascicules

A ajouter de nombreux articles de plusieurs revues du monde entier qui ont publié des comptes-rendus détaillés de caractère général sur la méthode et sur le Musée.


Dissertations scientifiques
contre la datation spectroscopique

La méthode se base sur les variations chimiques que le bois subit au fil du temps. Comme tous les corps vivants, les arbres connaissent des processus de vieillissement qui suivent un ordre programmé génétiquement (ADN ?).
Ces changements dus au temps sont inexplicablement constants, identiques tant d’un arbre à l’autre que dans le cadre d'une même espèce et ils peuvent être calculés de façon précise. Pour le moment, il est encore impossible de donner une explication chimique et scientifique complète à ce phénomène.
Les représentations spectroscopiques de la composition du bois et des variations qu'il connaît dans le temps donnent une représentation numérique extrêmement précise des processus qui ont eu lieu. Ces données sont obtenues en utilisant des échantillons datés de façon certaine pour l’élaboration des échantillons à dater.
Des considérations analogues sont également valables pour bien d’autres aspects de la physique. Par exemple, nous effectuons des calculs concernant la gravité terrestre, sans en connaître la nature réelle. De même, nous quantifions la présence du radiocarbone, sans toutefois savoir avec exactitude quels sont les facteurs qui peuvent en augmenter ou en diminuer la production dans l’atmosphère.
Nous ne connaissons qu'une seule publication qui ait contesté la méthode. Parue dans la revue Restauro en 1998, il s’agit d’une thèse pseudo-scientifique qui, malgré des réfutations tout à fait valables, est soutenue, aujourd'hui encore, pour des raisons purement commerciales. Un institut scientifique allemand a demandé à notre laboratoire de Milan d'analyser quelques échantillons prélevés d’un même tronc d’arbre, mais sur des anneaux de croissance différents. Cet institut s’attendait à ce la méthode spectroscopique indique les âges différents des différents anneaux car il n’avait compris ni la nature de la méthode, ni son application dans le domaine de l’art. En effet, en toute cohérence avec la méthode, tous les échantillons fournirent le même résultat, c'est-à-dire l’année où l’arbre a été abattu. Au contraire, l’article affirme que ces résultats prouvent que la datation spectroscopique n’est pas fiable.

Sur demande, nous fournissons la documentation inhérente à la méthode.

APPENDICE
Avantages

 Le contrôle de l'authenticité apporte des avantages considérables aux opérateurs dans le domaine de l'art, comme le révèle la liste des catégories spécifiques.

Musées d'art

 

La collaboration de notre laboratoire avec les musées, grands et petits, du monde entier est intense. Plus de 40% de toutes les datations et des identifications du type de bois sont effectuées pour le compte de musées. Tous les musées possèdent des œuvres d'une valeur artistique importante, pour lesquelles même les experts ont parfois des doutes. Une datation précise facilite la justesse du jugement. En outre, le prix raisonnable de la méthode spectroscopique incite de plus en plus de conservateurs à faire analyser tous les objets de leur inventaire dont la classification est incertaine. Ce « nettoyage » de l’inventaire peut être effectué de façon totalement anonyme. En effet, le restaurateur du musée peut prélever les échantillons de bois en suivant les instructions et en les faisant dater sans indiquer l’objet d’où ils proviennent.

Hôtels de vente

 

La publication de catalogues avec la datation de meubles, de sculptures et de tableaux sur panneaux est suivie par les experts de l'hôtel de vente (voir " experts "). Jusqu'à présent, on ne courrait pas de risques sérieux si les données publiées étaient fausses. On n'arrivait quasiment jamais à des procédures légales avec un verdict clair, car les juges ne pouvaient se baser que sur l'opinion d'autres experts. Comme en d'autres domaines, dans l'art aussi, on fera toujours plus recours à l'application de données scientifiques pour déterminer l'âge du matériau, des liants, des pigments, d'une craquelure spécifique etc. et on arrivera à des verdicts irréfutables en ce qui concerne la période de production.
Les examens scientifiques pour la détermination de l'authenticité avec des instruments informatisés coûtent tout au plus un ou deux pour cent de la valeur d'un objet à examiner. Ils permettent, cependant, une hausse remarquable du prix d'un objet d'authenticité prouvée et protègent des contestations éventuelles.

Maisons d'antiquités et galeries d'art

 

Cette catégorie se trouve au centre du marché et c'est la plus informée sur la quantité de copies et de faux, ainsi que sur l'influence concernant les prix de ventes d'une authenticité vérifiée.
Au premier abord, les méthodes pour la détermination de l'authenticité sembleraient donc une menace. En réalité, une plus grande transparence et une confiance renouvelée des acheteurs porte à des avantages, non seulement pour la réputation du commerçant, mais aussi pour l'aspect économique. Actuellement, en effet, presque tous les objets bons sont sous-estimés. Mais, étant donné que l'on trouve toujours plus rarement de bons objets, ceux-ci mériteraient des prix plus élevés. Le doute de l'acheteur et souvent aussi celui du vendeur porte à un prix de compromis, souvent bien inférieur à la valeur réelle. Que les grands hôtels de vente, disposant d'un grand nombre d'experts, peuvent se permettre d'appliquer des prix élevés, mais justes.
Avec l'introduction de certificats scientifiques sérieux, catégoriques et précis, il est possible de demander des prix élevés pour les objets authentiques. Des pièces importantes peuvent être ainsi commercialisées dans leur pays d'origine sans avoir besoin d'être exportées pour leur vente.

Investisseurs dans l'art et Collectionneurs

 

Acheter de l'art est essentiellement plus risqué qu'acheter toute autre chose, y compris les actions financières. Dans le domaine de l'art plastique et des antiquités, un rapport logique entre le coût de fabrication, la qualité et le prix de vente manque. Alors que des tableaux précis et des informations diverses sont disponibles pour presque tous les genres d'investissements de capital, le marché de l'art est entouré d'un halo de mystère.
Une grande partie des acheteurs ayant investi dans l'art restera déçue par les résultats de la détermination scientifique de l'authenticité et subira une forte perte. Ce risque peut être évité aujourd'hui. Avant d'acheter un objet en bois de valeur, il faudrait recourir à la mesure de l'âge du bois. Dans le cas des meubles, il est utile de dater au moins deux échantillons pris en deux parties différentes. L'acheteur devrait supporter le coût des examens, qui ne représente qu'une petite partie par rapport à la perte économique due à un mauvais achat éventuel. Si le commerçant se refuse, malgré la possibilité de conclure une bonne affaire, ceci pourrait signifier qu'il a des doutes sur l'authenticité de l'objet.

Collectionneurs et commerçants d'art africain et primitif

 

Un objet en bois authentique en climat tropical dépasse rarement 120 ans; tandis que s'il a au contraire moins de 50, il s'agit souvent d'une copie faite pour le marché ou les touristes.
Aujourd'hui comme à l'avenir, l'âge d'un objet reste le facteur le plus décisif de la détermination de son authenticité. Du moment que la contrefaçon de styles et de marques de vieillissement est désormais en mesure d'atteindre à des niveaux très élevés, il devient encore plus essentiel, notamment dans ce domaine, de pouvoir disposer d'une méthode de datation scientifique vraiment précise, univoque et fiable.
La seule méthode correspondant à ces besoins pour la susdite période de temps est la Spectroscopie.
Nombre de commerçants s'opposent à la datation scientifique. Ne pouvant pas toutefois affirmer que la Spectroscopie ne marche pas, ils définissent la méthode par des mots tels que " imaginative " et conseillent à leurs clients de s'adresser, pour la détermination de l'authenticité, à des instituts qui appliquent des méthodes non en mesure de produire des datations précises.
Mais le projet scientifique est irrépressible et les expertises qui ne sont fondées que sur des opinions peuvent perdre leur valeur.


 
Critiques
 

Les critiques adressées à la méthode spectroscopique

Réponses
(vois aussi “Description de la Méthode
texte présenté à l’AIC Miami 2002)  

La méthode spectroscopique est destructive?

Presque toutes les méthodes scientifiques manuelles et optiques requièrent des échantillons du matériel à examiner. Généralement ces échantillons sont minimales, de peu de milligrammes et dimensions pas comparables à celles des dommages provoqués par les vers du bois, la corrosion ou bien autres causes accidentelles.  Ces dégâts “naturels” sont souvent considérés une épreuve d’antiquité, tandis que le prélèvement d’échantillons pour la vérification de l’authenticité d’objets d’art est vu comme une action contre la culture. Les évaluations contraires ne sont évidemment pas basées sur considérations culturelles.

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